France
Marché du porc français : Cela fait désormais six semaines que le prix recule au Marché du Porc Français, dont cinq semaines consécutives marquées par une baisse maximale autorisée de 6 centimes. Ce mouvement est renforcé par une forte convergence des positions des acheteurs, observée lors des enchères. Face à cette fermeté, les vendeurs n’ont guère d’autre choix que d’accepter les offres proposées, dans un contexte de demande très limitée.
Uniporc : Les abattages ont très légèrement progressé la semaine dernière, mais leur niveau reste inférieur de 10 000 porcs à celui de 2025, traduisant une demande toujours faible de la part des abatteurs. Les poids poursuivent leur progression, mais à un rythme moins soutenu que les semaines précédentes. Bien qu’ils soient désormais supérieurs à ceux de 2025, l’écart reste limité à 310 grammes. La semaine passée témoigne donc d’un écart moins marqué entre l’offre et la demande de porcs, sans pour autant que le marché ait retrouvé son équilibre.
Union européenne
Le prix directeur allemand se stabilise à 1,40 €/kg après la baisse de 5 centimes de la semaine dernière. Les abattages reculent légèrement à 737 786 porcs, tandis que les poids restent élevés à 98,6 kg. L'offre demeure importante, notamment dans le Nord et l'Ouest, alors que les besoins des abattoirs restent limités. Le commerce de viande manque de dynamisme et les opérations promotionnelles sont peu nombreuses. Malgré la stabilité de la cotation, la pression sur le marché persiste.
En Espagne, le niveau de recul de prix enregisté reste le même que la semaine précédente. L'offre de porcs progresse progressivement, mais les abattoirs continuent d'enlever les animaux disponibles. Les poids poursuivent leur remontée saisonnière, tout en restant inférieurs d’environ 3 kg à ceux de 2025. Le principal déséquilibre concerne toujours le marché de la viande, dont les prix pénalisent les marges des abatteurs.
En Belgique, les disponibilités en porcs restent limitées et la concurrence entre abattoirs demeure importante pour sécuriser leurs approvisionnements. Tous les abatteurs ne se sont donc par alignés sur le recul allemand huit jours plus tôt. Les poids ont même reculé de 160 g. En revanche, le marché de la viande se dégrade, avec des baisses de 10 à 12 centimes sur certaines pièces.
En Italie, le mouvement baissier se poursuit. L'offre de porcs a progressé et couvre désormais les besoins des abatteurs. Comme en France, le différentiel de prix avec le reste de l'Europe accentue la pression sur le marché intérieur, notamment avec l'arrivée de viandes importées à des prix plus compétitifs.

États-Unis et Chine
La dégradation du marché américain se poursuit, avec une baisse de 4,3 % de la valeur des découpes, entraînant un recul de 3,8 % du prix des porcs. Les abattages restent proches de 2025, à 2,55 millions de têtes, mais la demande peine à soutenir les cours. Cette situation pèse directement sur la rentabilité des élevages, dont le bénéfice moyen est tombé à 1,71 $ par porc en septembre, contre près de 50 $ un an auparavant.
Le marché chinois poursuit son recul, avec un prix du porc vivant en baisse. La production porcine progresse de 3,2 % sur les neuf premiers mois, malgré un cheptel en recul de 2,6 % fin septembre. Les disponibilités restent donc importantes et pèsent sur les cours. La contraction du cheptel pourrait néanmoins annoncer une réduction progressive de l'offre en 2027, même si la perspective de ce scénario annoncé depuis de nombreux mois montre des effets limités pour le moment.

